Comment diagnostiquer la fibrillation atriale après un accident vasculaire cérébral ischémique ?
La fibrillation atriale (FA) est impliquée dans environ 20 % des accidents vasculaires cérébraux (AVC) ischémiques. Toutefois, son caractère souvent paroxystique rend le diagnostic difficile lors de l’événement aigu.
Récemment, un consensus français a été publié pour guider le dépistage de la FA après AVC. Les taux de détection de la FA varient considérablement selon la méthode employée : télémétrie en unité neurovasculaire, holter standard ou prolongé, enregistreur d’événements externe, ou moniteur électrocardiogramme implantable (ILR). Les holters et enregistreurs d’événements externes ont une rentabilité limitée par la durée de l’enregistrement. Or les données récentes confirment que la durée de la surveillance augmente les taux de détection.
Hélas coûteux, les ILR offrent une performance supérieure, avec une détection atteignant 30 % à trois ans. L’intelligence artificielle (IA) améliore la pertinence des analyses, en réduisant les faux positifs. La difficulté réside dans la sélection des patients candidats à un ILR. Les objets connectés, prometteurs, ne sont pas encore validés dans ce type d’indication. Outre la méthode employée pour détecter la FA, on peut proposer deux approches : l’une, séquentielle, au cours de laquelle la décision est prise après l’hospitalisation et les actions sont menées lors du suivi ; l’autre, continue avec prise de décision pendant l’hospitalisation et actions avant la sortie. Cette dernière semble plus efficace.

