Auteur Gilard M.

Service de Cardiologie, CHU La Cavale Blanche, BREST.

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Les maladies cardiovasculaires sont la seconde cause de mortalité en France chez les femmes. Depuis quinze ans, les infarctus du myocarde (IDM) sont en constante augmentation chez les Françaises de moins de 65 ans, et ils sont de plus mauvais pronostic. De plus en plus exposées aux facteurs de risque modifiables, notamment le tabac et le diabète, avec un impact plus sévère chez elles, les femmes ne sont plus aussi protégées par leurs œstrogènes. Les femmes n’alertent et ne se présentent que plus tardivement que les hommes. Alors qu’elles endurent fréquemment une douleur thoracique, elles rapportent plus souvent un plus grand nombre de symptômes associés pouvant retarder la prise en charge. Les formes sans obstruction coronaire ne sont retrouvées que dans 15 % des cas. Les femmes bénéficient autant de la revascularisation et des médications ayant démontré un bénéfice telles que antiagrégants, statine, inhibiteurs de l’enzyme de conversion (IEC)… Une réadaptation au décours est cruciale afin d’optimiser le pronostic.

Revues générales
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Depuis sa description princeps en 1772, l’angor réfractaire reste une manifestation clinique invalidante pour nombre de patients. Malgré les traitements médicaux et/ou interventionnels, jusqu’à 10 % des sujets présentant un syndrome coronarien chronique continuent à souffrir de douleurs
angineuses. Celles-ci peuvent être liées à des lésions coronaires bien identifiées et insuffisamment revascularisées, à une ischémie myocardique, à une atteinte microvasculaire ou encore à un stress important. Elles résistent à tous les traitements et impactent la qualité de vie. Une approche thérapeutique provoquant un rétrécissement contrôlé du sinus coronaire par implantation d’une prothèse, le réducteur de sinus coronaire, a démontré des résultats prometteurs à court et moyen termes.

Cardiologie interventionnelle
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Le TAVI représente une véritable révolution dans le traitement des patients symptomatiques ayant un rétrécissement valvulaire aortique serré et à haut risque ou ayant une contre-indication chirurgicale.
Cette technique est associée à un important succès immédiat lorsqu’elle est réalisée par des équipes entraînées et lorsque les patients sont bien sélectionnés grâce à la constitution d’une équipe pluridisciplinaire.
Dans cet article sont présentés les résultats des études PARTNER et des régistres européens et nationaux.